Le 18 décembre 2025 marque un moment décisif pour le secteur du cannabis aux États-Unis. Le président Trump a signé un décret exécutif ordonnant au procureur général Pam Bondi de reclasser la marijuana du statut de Schedule I à celui de Schedule III — une décision que les observateurs de l’industrie qualifient de changement de politique fédérale le plus important en cinquante ans.
La distinction est significative. La désignation Schedule I a historiquement signifié « absence d’usage médical accepté et potentiel élevé d’abus ». Schedule III, en revanche, reconnaît « un potentiel modéré à faible de dépendance » et accepte des applications médicales légitimes. Ce reclassement reflète la réalité sur le terrain : 40 États américains, plus D.C. et trois territoires, ont déjà légalisé le cannabis médical.
Cependant, Trump a précisé une caveat importante : le reclassement « ne légalise pas le cannabis récréatif ni n’approuve son usage non médical ». La mesure s’inscrit dans un cadre légal existant depuis la loi sur les substances contrôlées de 1970 du président Nixon.
La mécanique financière : qui en profite et comment
Les trois opérateurs de cannabis — Green Thumb Industries (OTC: GTBIF), Tilray Brands (NASDAQ: TLRY), et Trulieve Cannabis (OTC: TCNNF) — ont tout à gagner via une voie spécifique : une exemption potentielle du Code IRS Section 280E.
Cette section du code fiscal a longtemps été la camisole de force financière de l’industrie. Elle interdit aux entreprises de cannabis de déduire les dépenses d’exploitation ordinaires telles que la paie, le loyer et les services publics. Pour des opérations de vente au détail fortement staffing et gérant plusieurs sites, cela crée une charge fiscale importante.
Si le statut reclassé déclenche une exemption 280E, les implications en termes de profitabilité sont vastes. Les entreprises pourraient réinvestir ces économies dans l’expansion marketing, stimulant la croissance du chiffre d’affaires. De plus, une meilleure clarté fédérale pourrait débloquer l’accès aux services financiers. Les banques ont historiquement évité les partenariats avec le cannabis en raison du conflit entre la législation étatique et fédérale. La reclassification élimine cette ambiguïté réglementaire.
La réponse de Tilray illustre cet optimisme : la société a annoncé l’expansion de ses opérations de cannabis médical aux États-Unis suite à l’annonce de la Maison Blanche.
La question de la rentabilité demeure
Pourtant, un vent favorable en politique ne se traduit pas automatiquement par des retours pour les actionnaires. Chaque entreprise présente des défis spécifiques :
Tilray affiche un profil de pertes important. L’opérateur canadien a enregistré une perte nette de 793,5 millions de dollars au T3 2025, ce qui indique que les fondamentaux opérationnels restent sous pression malgré un contexte politique favorable.
Trulieve, basé en Floride, affiche également une perte nette de $27 millions au T3. Le soutien politique seul n’a pas résolu les défis sous-jacents de l’entreprise.
Green Thumb se négocie à un ratio P/E anticipé de 34,6, ce que certains investisseurs pourraient considérer comme cher par rapport à ses pairs ou aux alternatives du marché plus larges, surtout compte tenu de la volatilité inhérente au secteur du cannabis.
Considération d’investissement : catalyseur politique vs fondamentaux de l’entreprise
La reclassification du cannabis représente un catalyseur positif crucial pour ces sociétés. Cependant, elle n’est qu’un des nombreux facteurs. La diligence raisonnable des investisseurs exige d’examiner chaque action individuellement : trajectoire de rentabilité, positionnement concurrentiel, niveaux d’endettement et multiples de valorisation méritent tous une attention particulière.
Une politique fédérale favorable crée des opportunités, mais l’opportunité seule ne garantit pas les retours. Les entreprises de cannabis doivent encore faire preuve d’exécution opérationnelle et de chemin vers une rentabilité durable.
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Reclassification du cannabis de Trump : Green Thumb, Tilray et Trulieve peuvent-ils transformer leurs gains politiques en véritables profits ?
Comprendre le changement fédéral
Le 18 décembre 2025 marque un moment décisif pour le secteur du cannabis aux États-Unis. Le président Trump a signé un décret exécutif ordonnant au procureur général Pam Bondi de reclasser la marijuana du statut de Schedule I à celui de Schedule III — une décision que les observateurs de l’industrie qualifient de changement de politique fédérale le plus important en cinquante ans.
La distinction est significative. La désignation Schedule I a historiquement signifié « absence d’usage médical accepté et potentiel élevé d’abus ». Schedule III, en revanche, reconnaît « un potentiel modéré à faible de dépendance » et accepte des applications médicales légitimes. Ce reclassement reflète la réalité sur le terrain : 40 États américains, plus D.C. et trois territoires, ont déjà légalisé le cannabis médical.
Cependant, Trump a précisé une caveat importante : le reclassement « ne légalise pas le cannabis récréatif ni n’approuve son usage non médical ». La mesure s’inscrit dans un cadre légal existant depuis la loi sur les substances contrôlées de 1970 du président Nixon.
La mécanique financière : qui en profite et comment
Les trois opérateurs de cannabis — Green Thumb Industries (OTC: GTBIF), Tilray Brands (NASDAQ: TLRY), et Trulieve Cannabis (OTC: TCNNF) — ont tout à gagner via une voie spécifique : une exemption potentielle du Code IRS Section 280E.
Cette section du code fiscal a longtemps été la camisole de force financière de l’industrie. Elle interdit aux entreprises de cannabis de déduire les dépenses d’exploitation ordinaires telles que la paie, le loyer et les services publics. Pour des opérations de vente au détail fortement staffing et gérant plusieurs sites, cela crée une charge fiscale importante.
Si le statut reclassé déclenche une exemption 280E, les implications en termes de profitabilité sont vastes. Les entreprises pourraient réinvestir ces économies dans l’expansion marketing, stimulant la croissance du chiffre d’affaires. De plus, une meilleure clarté fédérale pourrait débloquer l’accès aux services financiers. Les banques ont historiquement évité les partenariats avec le cannabis en raison du conflit entre la législation étatique et fédérale. La reclassification élimine cette ambiguïté réglementaire.
La réponse de Tilray illustre cet optimisme : la société a annoncé l’expansion de ses opérations de cannabis médical aux États-Unis suite à l’annonce de la Maison Blanche.
La question de la rentabilité demeure
Pourtant, un vent favorable en politique ne se traduit pas automatiquement par des retours pour les actionnaires. Chaque entreprise présente des défis spécifiques :
Tilray affiche un profil de pertes important. L’opérateur canadien a enregistré une perte nette de 793,5 millions de dollars au T3 2025, ce qui indique que les fondamentaux opérationnels restent sous pression malgré un contexte politique favorable.
Trulieve, basé en Floride, affiche également une perte nette de $27 millions au T3. Le soutien politique seul n’a pas résolu les défis sous-jacents de l’entreprise.
Green Thumb se négocie à un ratio P/E anticipé de 34,6, ce que certains investisseurs pourraient considérer comme cher par rapport à ses pairs ou aux alternatives du marché plus larges, surtout compte tenu de la volatilité inhérente au secteur du cannabis.
Considération d’investissement : catalyseur politique vs fondamentaux de l’entreprise
La reclassification du cannabis représente un catalyseur positif crucial pour ces sociétés. Cependant, elle n’est qu’un des nombreux facteurs. La diligence raisonnable des investisseurs exige d’examiner chaque action individuellement : trajectoire de rentabilité, positionnement concurrentiel, niveaux d’endettement et multiples de valorisation méritent tous une attention particulière.
Une politique fédérale favorable crée des opportunités, mais l’opportunité seule ne garantit pas les retours. Les entreprises de cannabis doivent encore faire preuve d’exécution opérationnelle et de chemin vers une rentabilité durable.