Microsoft trace une trajectoire ambitieuse pour réorganiser son architecture logicielle au cours des sept prochaines années. D’ici 2030, le géant technologique prévoit de supprimer progressivement tout code C et C++ de ses principaux systèmes, en remplaçant ces langages hérités par Rust — une alternative sûre pour la mémoire conçue pour prévenir toute une catégorie de vulnérabilités de sécurité.
Le cerveau derrière cette transformation
Galen Hunt, ingénieur distingué chez Microsoft, a révélé que l’entreprise ne se contente pas d’espérer migrer progressivement de C et C++. Au contraire, Microsoft construit une infrastructure sophistiquée pour réaliser cette transformation à grande échelle. La stratégie repose sur des agents alimentés par l’IA et des outils pilotés par des algorithmes capables de refactoriser automatiquement des millions de lignes de code simultanément, rendant la passage à C++ faisable sur des bases de code étendues.
Du noyau Windows aux systèmes d’entreprise
La dynamique de cette transition a pris de l’ampleur lorsque le CTO d’Azure, Mark Russinovich, a pris une décision décisive en 2023 : tous les nouveaux projets adopteraient Rust, tandis que les travaux existants en C et C++ seraient soumis à un examen approfondi. Suite à cette directive, Microsoft a commencé à réécrire des parties critiques du noyau Windows en Rust. Début 2023, Russinovich a confirmé l’engagement sans faille de l’entreprise, notant que l’utilisation de Rust s’était étendue dans toute l’infrastructure centrale.
Les grands modèles de langage accélèrent la migration
Plutôt que de se reposer uniquement sur une traduction manuelle du code, Microsoft exploite de grands modèles de langage pour automatiser le processus de conversion. Cette approche réduit considérablement le temps et les ressources nécessaires pour effectuer le changement massif de C++ sur des milliers de fichiers. L’entreprise recrute activement un ingénieur logiciel principal doté d’une expertise approfondie en développement Rust au niveau des systèmes — de préférence quelqu’un ayant de l’expérience dans les compilateurs, les bases de données ou les systèmes d’exploitation.
Implications plus larges pour l’industrie
Cette initiative s’inscrit dans le groupe Future of Scalable Software Engineering de Microsoft, sous CoreAI. La mission plus large de l’équipe va au-delà de la modernisation interne : ils visent à développer des outils et des méthodologies réutilisables qui aident à la fois Microsoft et ses clients externes à éliminer la dette technique à l’échelle de l’entreprise, ce qui pourrait redéfinir les pratiques industrielles en matière de maintenance de code et d’adoption de langages.
Ce pivot stratégique souligne un consensus croissant dans l’industrie selon lequel des langages sûrs pour la mémoire comme Rust offrent des avantages convaincants pour la programmation système, notamment en réduisant les incidents de sécurité liés aux erreurs de gestion de mémoire — un changement qui pourrait redéfinir la manière dont les grandes entreprises technologiques abordent leurs portefeuilles logiciels au cours de la prochaine décennie.
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Rust prend le devant de la scène : la stratégie de changement de C++ de Microsoft sur une décennie
Microsoft trace une trajectoire ambitieuse pour réorganiser son architecture logicielle au cours des sept prochaines années. D’ici 2030, le géant technologique prévoit de supprimer progressivement tout code C et C++ de ses principaux systèmes, en remplaçant ces langages hérités par Rust — une alternative sûre pour la mémoire conçue pour prévenir toute une catégorie de vulnérabilités de sécurité.
Le cerveau derrière cette transformation
Galen Hunt, ingénieur distingué chez Microsoft, a révélé que l’entreprise ne se contente pas d’espérer migrer progressivement de C et C++. Au contraire, Microsoft construit une infrastructure sophistiquée pour réaliser cette transformation à grande échelle. La stratégie repose sur des agents alimentés par l’IA et des outils pilotés par des algorithmes capables de refactoriser automatiquement des millions de lignes de code simultanément, rendant la passage à C++ faisable sur des bases de code étendues.
Du noyau Windows aux systèmes d’entreprise
La dynamique de cette transition a pris de l’ampleur lorsque le CTO d’Azure, Mark Russinovich, a pris une décision décisive en 2023 : tous les nouveaux projets adopteraient Rust, tandis que les travaux existants en C et C++ seraient soumis à un examen approfondi. Suite à cette directive, Microsoft a commencé à réécrire des parties critiques du noyau Windows en Rust. Début 2023, Russinovich a confirmé l’engagement sans faille de l’entreprise, notant que l’utilisation de Rust s’était étendue dans toute l’infrastructure centrale.
Les grands modèles de langage accélèrent la migration
Plutôt que de se reposer uniquement sur une traduction manuelle du code, Microsoft exploite de grands modèles de langage pour automatiser le processus de conversion. Cette approche réduit considérablement le temps et les ressources nécessaires pour effectuer le changement massif de C++ sur des milliers de fichiers. L’entreprise recrute activement un ingénieur logiciel principal doté d’une expertise approfondie en développement Rust au niveau des systèmes — de préférence quelqu’un ayant de l’expérience dans les compilateurs, les bases de données ou les systèmes d’exploitation.
Implications plus larges pour l’industrie
Cette initiative s’inscrit dans le groupe Future of Scalable Software Engineering de Microsoft, sous CoreAI. La mission plus large de l’équipe va au-delà de la modernisation interne : ils visent à développer des outils et des méthodologies réutilisables qui aident à la fois Microsoft et ses clients externes à éliminer la dette technique à l’échelle de l’entreprise, ce qui pourrait redéfinir les pratiques industrielles en matière de maintenance de code et d’adoption de langages.
Ce pivot stratégique souligne un consensus croissant dans l’industrie selon lequel des langages sûrs pour la mémoire comme Rust offrent des avantages convaincants pour la programmation système, notamment en réduisant les incidents de sécurité liés aux erreurs de gestion de mémoire — un changement qui pourrait redéfinir la manière dont les grandes entreprises technologiques abordent leurs portefeuilles logiciels au cours de la prochaine décennie.