Pourquoi les investisseurs avisés devraient passer d'IMAX à Disney : un rappel sur la valorisation

La nécessité d’aller au-delà du dernier succès au box-office

IMAX a certainement fait la une avec ses performances en 2025. Le spécialiste du cinéma en grand format a atteint des jalons impressionnants, notamment un chiffre d’affaires trimestriel record de près de $107 millions (, soit une hausse de 17%), et un bénéfice net en hausse de 39% pour dépasser $26 millions. Avatar : Fire and Ash a marqué la cinquième meilleure ouverture de l’histoire de l’entreprise, distribuée sur un record de 1 703 écrans. En surface, ces chiffres donnent une image convaincante de dynamique.

Mais c’est ici que les investisseurs doivent freiner : une performance exceptionnelle sur une seule année ne se traduit pas automatiquement par le meilleur investissement à long terme. Et lorsque vous comparez IMAX à Walt Disney, une histoire très différente se dessine.

L’avantage Disney : échelle, diversification et rentabilité réelle

Alors qu’IMAX domine la conversation sur les salles de cinéma spécialisées, Disney opère à un tout autre niveau. Le géant du divertissement a annoncé un chiffre d’affaires fiscal 2025 supérieur à $94 milliards, en hausse de 3% d’une année sur l’autre, avec des profits qui éclipsent la conversation du secteur. Plus important encore, le bénéfice net selon les normes GAAP a augmenté de près de 58% pour atteindre $12 milliards — un chiffre qui rend les résultats solides d’IMAX modestes en comparaison.

Ce qui distingue Disney, ce n’est pas seulement la taille ; c’est l’architecture de son modèle économique. IMAX reste vulnérable aux tendances de fréquentation des salles et aux calendriers de sorties de blockbusters. Disney, en revanche, génère des revenus via des parcs à thème, des sorties cinématographiques, des services de diffusion et de streaming, des produits de consommation et des licences. Cette approche de portefeuille a permis à l’entreprise de traverser les pertes liées au streaming en 2024 et de devenir rentable en 2025, Disney+ étant enfin dans le vert. La reprise de la division streaming, combinée à la croissance dans les segments divertissement, sport et expériences — chacun affichant une croissance à deux chiffres de l’exploitation — démontre une expansion durable.

La déconnexion de valorisation

Peut-être la plus révélatrice est l’écart de valorisation. Considérons les métriques en face à face :

  • Ratio prix/valeur comptable : Disney se négocie à 1,84 contre 5,8 pour IMAX
  • Ratio prix/chiffre d’affaires : Disney à moins de 2,2 contre 5,5 pour IMAX
  • PER forward : Disney à 17 contre 22 pour IMAX

Ce ne sont pas des différences marginales. Les multiples plus faibles de Disney reflètent un marché qui reconnaît à la fois sa maturité et sa stabilité, tandis qu’IMAX demande une prime qui suppose une croissance exceptionnelle durable. Pour une entreprise dépendante des tendances cinématographiques, cette prime de valorisation doit susciter du scepticisme.

Perspectives : croissance guidée vs. exposition cyclique

Disney prévoit que son segment (divertissement), le plus important, continuera d’accroître son résultat opérationnel à un taux à deux chiffres jusqu’en 2026, avec le sport et les expériences contribuant à une croissance à un chiffre. Ce ne sont pas des prévisions agressives ; ce sont des orientations prudentes d’une entreprise aux flux de trésorerie prévisibles et aux voies de monétisation diversifiées.

IMAX, à l’inverse, doit naviguer dans un calendrier de sorties cinématographiques imprévisible et des préférences de visionnage en constante évolution. Le modèle d’affaires élargi de l’entreprise — au-delà des partenariats traditionnels avec multiplex — montre une évolution stratégique, mais il manque de la stabilité de revenus à l’image de Disney.

La conclusion : dynamique vs. avantage concurrentiel

IMAX mérite des compliments pour son exécution et sa trajectoire de croissance. Elle est gérée de manière professionnelle avec une véritable dynamique opérationnelle. Cependant, choisir IMAX plutôt que Disney revient essentiellement à parier que les tendances à court terme du cinéma surpassent les fondamentaux à long terme de l’entreprise. Disney possède un avantage concurrentiel réel construit au fil des décennies par le développement de propriété intellectuelle, la domination des parcs à thème, et maintenant une infrastructure de streaming rentable.

Sur la base des métriques de valorisation, de la diversification fondamentale et des orientations futures, Disney présente un cas plus convaincant. La décision devient plus claire lorsque vous vous éloignez des records de box-office qui font la une et que vous examinez l’économie sous-jacente : Disney offre un meilleur positionnement pour la prochaine décennie, même s’il ne suscite pas la même attention immédiate.

Pour les investisseurs qui évaluent ces deux actions de divertissement, la décision la plus intelligente n’est pas de suivre la tendance — c’est de reconnaître que des actifs diversifiés et éprouvés, négociés à des multiples raisonnables, surpassent généralement les narratifs à succès à court terme.

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