Que se passe-t-il lorsqu'un milliardaire gestionnaire de fonds spéculatifs redessine les Magnifiques Sept ?

La nécessité d’une meilleure stratégie de portefeuille

Les “Magnifiques Sept” traditionnels dominent les conversations des investisseurs depuis des années. La liste comprend généralement Nvidia, Apple, Alphabet, Microsoft, Amazon, Meta Platforms et Tesla — un groupe représentant collectivement des trillions de dollars en capitalisation boursière. Pourtant, le gestionnaire de fonds spéculatifs milliardaire Chase Coleman, qui a créé et dirige Tiger Global Management, a élaboré un cadre alternatif qui mérite d’être examiné, remettant en question de manière fondamentale quelles entreprises méritent réellement le sommet du leadership sur le marché.

Décryptage du positionnement stratégique de Coleman

Grâce aux déclarations du Formulaire 13F — les dépôts trimestriels obligatoires auprès de la SEC pour les gestionnaires d’actifs supervisant $100 millions ou plus — nous pouvons observer que Coleman a concentré environ 46 % de son portefeuille dans sept positions spécifiques. Cette composition raconte une histoire convaincante sur les secteurs et les entreprises qu’il pense être moteurs de rendement :

  1. Microsoft (10,5 % du portefeuille)
  2. Alphabet (8 % du portefeuille)
  3. Amazon (7,5 % du portefeuille)
  4. Nvidia (6,8 % du portefeuille)
  5. Meta Platforms (6,4 % du portefeuille)
  6. Taiwan Semiconductor Manufacturing (4 % du portefeuille)
  7. Broadcom (3 % du portefeuille)

Le chevauchement avec les sept traditionnels est notable — cinq membres principaux restent. Cependant, les deux exclusions — Apple et Tesla — et les deux ajouts — Taiwan Semiconductor et Broadcom — représentent une réorientation délibérée vers l’infrastructure d’intelligence artificielle et la domination des semi-conducteurs.

L’impératif de l’intelligence artificielle

Chaque entreprise du groupe reconstitué de Coleman développe soit des applications d’IA, soit fabrique le matériel essentiel alimentant cette révolution technologique. Microsoft, Alphabet, Amazon et Meta courent tous pour construire des capacités d’IA générative. Nvidia continue son règne incontesté dans les unités de traitement graphique (GPUs). Mais la véritable histoire réside dans la chaîne d’approvisionnement en semi-conducteurs représentée par Taiwan Semiconductor et Broadcom.

Taiwan Semiconductor agit comme le fournisseur fondamental pour presque tous les grands acteurs technologiques. Avec l’accélération de la construction de centres de données à l’échelle mondiale et la demande croissante pour la formation de modèles d’IA atteignant de nouveaux sommets, Taiwan Semiconductor constitue le nœud critique dans cette infrastructure. La société maintient une capitalisation boursière de 1,5 trillion de dollars et figure parmi les dix plus grandes entreprises mondiales en termes de valorisation.

Broadcom s’est imposé comme un concurrent significatif dans l’espace des accélérateurs d’IA. Alors que les GPU de Nvidia restent la norme du marché, les puces d’IA personnalisées de Broadcom gagnent du terrain auprès des entreprises cherchant des alternatives et des gains d’efficacité. Cette diversification des sources d’approvisionnement crée elle-même de la valeur, la demande dépassant la capacité de production d’un seul fournisseur.

Pourquoi deux sièges sont devenus vacants

L’attrait décroissant de Tesla se concentre sur l’évolution des conditions du marché plutôt que sur la capacité technologique. Le secteur des véhicules électriques s’est considérablement refroidi par rapport à son enthousiasme de pic. Les subventions gouvernementales qui soutenaient autrefois le pouvoir d’achat des consommateurs ont été supprimées, réduisant l’attrait de l’adoption des VE. Bien que Tesla maintienne ses ambitions en matière d’IA via ses technologies de conduite autonome et ses partenariats avec xAI, ces projets relèvent davantage de paris spéculatifs que de réalités génératrices de revenus. Les ambitions de la société en matière de robotaxi et de robot humanoïde restent à des années de leur commercialisation et de leur rentabilité.

L’exclusion d’Apple reflète un problème d’intelligence artificielle. Malgré sa place de société la plus valorisée au monde, Apple reste ostensiblement absente de la révolution de l’IA générative. La société ne possède pas de technologie d’IA propriétaire d’une ampleur significative. Les fonctionnalités d’IA promises et annoncées ces dernières années n’ont pas été déployées ou ont été retardées. La voie la plus réaliste consiste pour Apple à licencier des capacités d’IA auprès de fournisseurs établis — devenant essentiellement un client plutôt qu’un moteur d’innovation. À une époque où l’intelligence artificielle définit le leadership sur le marché, ce positionnement constitue un handicap concurrentiel.

La stratégie d’infrastructure que tout le monde néglige

Ce qui distingue le cadre de Coleman, c’est son accent sur l’infrastructure sous-jacente plutôt que sur les gagnants purement applicatifs. Taiwan Semiconductor et Broadcom profitent d’une marée montante — chaque nouveau centre de données, chaque extension d’opération de formation d’IA, chaque déploiement de service d’IA amélioré nécessite des semi-conducteurs. Cela crée une thèse d’investissement plus durable que de parier sur la domination d’un produit d’IA spécifique d’une entreprise sur les marchés grand public ou professionnel.

Évaluer le compromis

Le portefeuille restructuré de Coleman reflète une conviction que les fournisseurs de matériel et les investisseurs en infrastructure profonde surpassent les entreprises technologiques orientées vers le consommateur dans les années à venir. Le niveau de concentration — 46 % dans sept positions — suggère de la confiance plutôt que de la prudence. Les rendements historiques de ces sept holdings valident la thèse sous-jacente ; chacune a montré une appréciation et une rentabilité substantielles.

La question pour les investisseurs devient de savoir si cette reformulation représente une meilleure insight ou une simple optimisation de portefeuille. La chaîne d’approvisionnement en semi-conducteurs comporte des risques géopolitiques, des contraintes de fabrication et des cycles de demande. Pourtant, dans un environnement où les dépenses en intelligence artificielle croissent plus vite que la plupart des autres secteurs technologiques, privilégier des entreprises intégrées dans cette chaîne d’approvisionnement offre une justification logique convaincante.

Pour ceux qui reconsidèrent leur exposition à Apple et Tesla, la voie alternative de Coleman vers Broadcom et Taiwan Semiconductor mérite une réflexion sérieuse basée sur la dynamique structurelle du marché plutôt que sur le seul momentum.

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