Le marché de l’or connaît un momentum sans précédent en 2024, avec des prix qui franchissent la barre des US$2 450 par once dans un contexte d’inflation mondiale croissante, de tensions géopolitiques et d’anxiété de récession. Dans ce contexte, comprendre quelles entreprises dominent le paysage des principaux producteurs d’or est devenu essentiel pour les acteurs du marché suivant la dynamique du secteur.
Contexte du marché : pourquoi les sociétés minières aurifères sont-elles au centre de l’attention
En 2023, la production mondiale d’or a atteint 3 000 tonnes métriques, avec la Chine, l’Australie et la Russie occupant les trois premières places. Les contraintes d’approvisionnement combinées à une demande en forte hausse ont créé un environnement favorable pour les grands opérateurs miniers. Les principales sociétés minières aurifères doivent désormais prendre des décisions cruciales concernant l’expansion de leur capacité, les acquisitions stratégiques et l’efficacité opérationnelle dans un marché des matières premières volatile.
Les géants : domination nord-américaine et internationale
Newmont (TSX:NGT, NYSE:NEM) domine le secteur avec 172,3 tonnes d’or extraites en 2023. Ce géant coté à Toronto et à New York opère sur plusieurs continents — Amérique du Nord, Amérique du Sud, Asie, Australie et Afrique — offrant une diversification géographique. La prévision de production pour 2024 s’établit à 6,9 millions d’onces (215,6 tonnes). Une année 2023 transformative a vu Newmont absorber la société australienne Newcrest Mining pour 16,8 milliards de dollars US, consolidant sa position en tant que premier producteur mondial d’or.
Barrick Gold (TSX:ABX, NYSE:GOLD) occupe la deuxième place avec 126 tonnes produites en 2023. Le portefeuille stratégique de la société inclut l’exploitation Pueblo Viejo en République dominicaine et la mine Loulo-Gounkoto au Mali. Cependant, 2024 a présenté des vents contraires — la production du premier semestre a diminué de 4 % en glissement annuel en raison de défis opérationnels à North Mara en Tanzanie et de phases de transition aux opérations de Cortez. La prévision pour 2024 vise entre 3,9 et 4,3 millions d’onces (121,9 à 134,4 tonnes).
Leaders de moyenne gamme captant des parts de marché
Agnico Eagle Mines (TSX:AEM, NYSE:AEM) a extrait 106,8 tonnes en 2023, réalisant une production annuelle record et se classant troisième parmi les grands producteurs. L’exploitant canadien opère 11 actifs au Canada, en Australie, en Finlande et au Mexique, notamment les opérations de Malartic et Detour Lake, acquises à Yamana Gold début 2023. Pour l’avenir, la société prévoit une production de 3,35 à 3,55 millions d’onces (104,7 à 110,9 tonnes) en 2024.
Polyus (LSE:PLZL, MCX:PLZL), la plus grande société minière d’or en Russie, a livré 90,3 tonnes en 2023. Détenant les réserves prouvées et probables les plus importantes au monde avec 101 millions d’onces, Polyus exploite six mines en Sibérie orientale et dans l’Extrême-Orient russe. La prévision pour 2024 s’établit entre 2,7 et 2,8 millions d’onces (84,4 à 87,5 tonnes).
Opérateurs émergents et établis
Navoi Mining and Metallurgical Company, bien que non cotée sur les marchés occidentaux, a produit 88,9 tonnes en 2023. Opérant depuis les années 1960 à partir de son gisement phare de Muruntau — l’un des plus grands réserves d’or au monde — Navoi vise plus de 3 millions d’onces par an d’ici 2025 et maintient un budget d’exploration supérieur à US$100 millions en 2024.
AngloGold Ashanti (NYSE:AU, ASX:AGG) a extrait 82 tonnes en 2023 dans neuf opérations réparties sur trois continents. Les opérations africaines ont contribué à hauteur de 59 % de la production totale (1,54 million d’onces), bien que la production globale ait diminué de 3 % par rapport à 2022. La société prévoit entre 2,59 et 2,79 millions d’onces pour 2024.
Acteurs diversifiés et de niche
Gold Fields (NYSE:GFI) a produit 71,7 tonnes en 2023 avec des opérations en Australie, au Chili, au Pérou, en Afrique de l’Ouest et en Afrique du Sud. La société a annoncé en août une acquisition importante de Osisko Mining au Canada pour 1,6 milliard de dollars US. Son joint-venture avec AngloGold Ashanti au Ghana promet de créer la plus grande mine d’or d’Afrique, visant 900 000 onces annuelles (28,1 tonnes) durant la phase initiale de cinq ans. La prévision pour 2024 se situe entre 2,33 et 2,43 millions d’onces (72,8 à 75,9 tonnes).
Kinross Gold (TSX:K, NYSE:KGC) a porté sa production à 67 tonnes en 2023, soit une croissance de 10 % par rapport à 2022. Six opérations en Amérique et en Afrique de l’Est — notamment Tasiast en Mauritanie et Paracatu au Brésil — alimentent la production, avec un objectif de 2,1 millions d’onces en 2024.
Freeport-McMoRan (NYSE:FCX), principalement connu pour le cuivre, a contribué à hauteur de 62 tonnes en 2023, principalement à partir de l’exploitation de Grasberg en Indonésie (la deuxième plus grande mine d’or au monde). Les projets de développement à long terme anticipent une augmentation significative de la production entre 2029 et 2041. Cependant, la prévision pour 2024 a été revue à la baisse, à 1,8 million d’onces, en raison de conditions humides affectant la séquence d’exploitation souterraine.
Perspectives pour les principaux producteurs d’or
Solidcore Resources (AIX:CORE), anciennement Polymetal International, complète le top dix avec 53,72 tonnes en 2023. La société a cédé ses actifs russes début 2024, recentrant ses activités sur le Kazakhstan, à Kyzyl et Varvara. La prévision pour 2024 a été abaissée à environ 475 000 onces équivalent or.
Les principaux producteurs d’or naviguent dans un environnement complexe marqué par des défis d’allocation du capital, des perturbations opérationnelles et une consolidation stratégique. Les fusions-acquisitions restent une tendance clé — de l’absorption de Newcrest par Newmont à l’acquisition d’Osisko par Gold Fields — alors que les entreprises cherchent à atteindre des économies d’échelle et à renouveler leurs réserves dans un paysage de plus en plus concurrentiel.
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Paysage mondial de l'exploitation minière de l'or en 2024 : qui sont les principaux producteurs ?
Le marché de l’or connaît un momentum sans précédent en 2024, avec des prix qui franchissent la barre des US$2 450 par once dans un contexte d’inflation mondiale croissante, de tensions géopolitiques et d’anxiété de récession. Dans ce contexte, comprendre quelles entreprises dominent le paysage des principaux producteurs d’or est devenu essentiel pour les acteurs du marché suivant la dynamique du secteur.
Contexte du marché : pourquoi les sociétés minières aurifères sont-elles au centre de l’attention
En 2023, la production mondiale d’or a atteint 3 000 tonnes métriques, avec la Chine, l’Australie et la Russie occupant les trois premières places. Les contraintes d’approvisionnement combinées à une demande en forte hausse ont créé un environnement favorable pour les grands opérateurs miniers. Les principales sociétés minières aurifères doivent désormais prendre des décisions cruciales concernant l’expansion de leur capacité, les acquisitions stratégiques et l’efficacité opérationnelle dans un marché des matières premières volatile.
Les géants : domination nord-américaine et internationale
Newmont (TSX:NGT, NYSE:NEM) domine le secteur avec 172,3 tonnes d’or extraites en 2023. Ce géant coté à Toronto et à New York opère sur plusieurs continents — Amérique du Nord, Amérique du Sud, Asie, Australie et Afrique — offrant une diversification géographique. La prévision de production pour 2024 s’établit à 6,9 millions d’onces (215,6 tonnes). Une année 2023 transformative a vu Newmont absorber la société australienne Newcrest Mining pour 16,8 milliards de dollars US, consolidant sa position en tant que premier producteur mondial d’or.
Barrick Gold (TSX:ABX, NYSE:GOLD) occupe la deuxième place avec 126 tonnes produites en 2023. Le portefeuille stratégique de la société inclut l’exploitation Pueblo Viejo en République dominicaine et la mine Loulo-Gounkoto au Mali. Cependant, 2024 a présenté des vents contraires — la production du premier semestre a diminué de 4 % en glissement annuel en raison de défis opérationnels à North Mara en Tanzanie et de phases de transition aux opérations de Cortez. La prévision pour 2024 vise entre 3,9 et 4,3 millions d’onces (121,9 à 134,4 tonnes).
Leaders de moyenne gamme captant des parts de marché
Agnico Eagle Mines (TSX:AEM, NYSE:AEM) a extrait 106,8 tonnes en 2023, réalisant une production annuelle record et se classant troisième parmi les grands producteurs. L’exploitant canadien opère 11 actifs au Canada, en Australie, en Finlande et au Mexique, notamment les opérations de Malartic et Detour Lake, acquises à Yamana Gold début 2023. Pour l’avenir, la société prévoit une production de 3,35 à 3,55 millions d’onces (104,7 à 110,9 tonnes) en 2024.
Polyus (LSE:PLZL, MCX:PLZL), la plus grande société minière d’or en Russie, a livré 90,3 tonnes en 2023. Détenant les réserves prouvées et probables les plus importantes au monde avec 101 millions d’onces, Polyus exploite six mines en Sibérie orientale et dans l’Extrême-Orient russe. La prévision pour 2024 s’établit entre 2,7 et 2,8 millions d’onces (84,4 à 87,5 tonnes).
Opérateurs émergents et établis
Navoi Mining and Metallurgical Company, bien que non cotée sur les marchés occidentaux, a produit 88,9 tonnes en 2023. Opérant depuis les années 1960 à partir de son gisement phare de Muruntau — l’un des plus grands réserves d’or au monde — Navoi vise plus de 3 millions d’onces par an d’ici 2025 et maintient un budget d’exploration supérieur à US$100 millions en 2024.
AngloGold Ashanti (NYSE:AU, ASX:AGG) a extrait 82 tonnes en 2023 dans neuf opérations réparties sur trois continents. Les opérations africaines ont contribué à hauteur de 59 % de la production totale (1,54 million d’onces), bien que la production globale ait diminué de 3 % par rapport à 2022. La société prévoit entre 2,59 et 2,79 millions d’onces pour 2024.
Acteurs diversifiés et de niche
Gold Fields (NYSE:GFI) a produit 71,7 tonnes en 2023 avec des opérations en Australie, au Chili, au Pérou, en Afrique de l’Ouest et en Afrique du Sud. La société a annoncé en août une acquisition importante de Osisko Mining au Canada pour 1,6 milliard de dollars US. Son joint-venture avec AngloGold Ashanti au Ghana promet de créer la plus grande mine d’or d’Afrique, visant 900 000 onces annuelles (28,1 tonnes) durant la phase initiale de cinq ans. La prévision pour 2024 se situe entre 2,33 et 2,43 millions d’onces (72,8 à 75,9 tonnes).
Kinross Gold (TSX:K, NYSE:KGC) a porté sa production à 67 tonnes en 2023, soit une croissance de 10 % par rapport à 2022. Six opérations en Amérique et en Afrique de l’Est — notamment Tasiast en Mauritanie et Paracatu au Brésil — alimentent la production, avec un objectif de 2,1 millions d’onces en 2024.
Freeport-McMoRan (NYSE:FCX), principalement connu pour le cuivre, a contribué à hauteur de 62 tonnes en 2023, principalement à partir de l’exploitation de Grasberg en Indonésie (la deuxième plus grande mine d’or au monde). Les projets de développement à long terme anticipent une augmentation significative de la production entre 2029 et 2041. Cependant, la prévision pour 2024 a été revue à la baisse, à 1,8 million d’onces, en raison de conditions humides affectant la séquence d’exploitation souterraine.
Perspectives pour les principaux producteurs d’or
Solidcore Resources (AIX:CORE), anciennement Polymetal International, complète le top dix avec 53,72 tonnes en 2023. La société a cédé ses actifs russes début 2024, recentrant ses activités sur le Kazakhstan, à Kyzyl et Varvara. La prévision pour 2024 a été abaissée à environ 475 000 onces équivalent or.
Les principaux producteurs d’or naviguent dans un environnement complexe marqué par des défis d’allocation du capital, des perturbations opérationnelles et une consolidation stratégique. Les fusions-acquisitions restent une tendance clé — de l’absorption de Newcrest par Newmont à l’acquisition d’Osisko par Gold Fields — alors que les entreprises cherchent à atteindre des économies d’échelle et à renouveler leurs réserves dans un paysage de plus en plus concurrentiel.