Maîtrisez les données du classement du PIB mondial : comment saisir précisément le moment d'investir ?

Pourquoi les investisseurs doivent-ils suivre le classement mondial du PIB ?

En tant qu’investisseur, vous devez comprendre un fait fondamental : le classement mondial du PIB reflète directement la configuration économique mondiale, et cette configuration détermine les flux de capitaux. Lorsque vous observez les fluctuations du classement du PIB des pays, vous déchiffrez en réalité l’histoire de l’économie mondiale.

Le PIB (Produit Intérieur Brut) qu’est-ce que c’est ? En termes simples, il mesure le résultat final des activités de production d’un pays sur une période donnée, représentant la taille de sa puissance économique.** Un classement élevé ou faible du PIB mondial indique que :

  • le pays détient une plus grande influence et part de marché dans l’économie mondiale
  • ses changements de politique ont un impact significatif sur le commerce mondial et les flux d’investissement
  • sa croissance économique influence directement le cycle économique mondial

Grâce aux variations du classement mondial du PIB, les investisseurs peuvent anticiper la direction du cycle économique — reprise, croissance ou récession —. C’est la base pour prendre des décisions d’investissement éclairées.

La carte économique mondiale : qui domine le classement du PIB mondial ?

Selon les dernières données du FMI, au premier semestre 2023, la répartition des dix premiers pays par PIB mondial est la suivante :

Rang Pays PIB (en milliards de dollars) Croissance économique
1 États-Unis 13 230 2,2%
2 Chine 8 560 5,5%
3 Allemagne 2 180 -0,3%
4 Japon 2 140 2,0%
5 Inde 1 730 6,9%
6 Royaume-Uni 1 610 0,3%
7 France 1 500 0,9%
8 Italie 1 080 1,2%
9 Brésil 1 030 3,7%
10 Canada 1 010 1,2%

Il est notable que la somme du PIB des États-Unis et de la Chine représente environ 40 % du total mondial. Sur le classement du PIB mondial, seuls la Chine, l’Inde et le Brésil représentent les marchés émergents, le reste étant constitué de pays développés.

Les grands changements dans le classement du PIB mondial au cours des vingt dernières années

Les données de 2022 révèlent une image plus claire de la carte économique mondiale :

Rang Pays PIB 2022 Croissance PIB par habitant
1 États-Unis 25,5 trillions de dollars 2,1% 76 398 dollars
2 Chine 18,0 trillions de dollars 3,0% 12 720 dollars
3 Japon 4,2 trillions de dollars 1,0% 33 815 dollars
4 Allemagne 4,1 trillions de dollars 1,8% 48 432 dollars
5 Inde 3,4 trillions de dollars 7,2% 2 388 dollars

Au cours des vingt dernières années, le classement du PIB mondial a connu des changements profonds, illustrant quatre grandes tendances :

Tendance 1 : La position des États-Unis reste solide mais la croissance ralentit

Grâce à une base industrielle forte, à l’innovation technologique et à un système financier robuste, les États-Unis occupent la première place du classement mondial du PIB depuis de nombreuses années. Mais face au vieillissement de la population, aux changements du marché du travail et aux frictions commerciales, leur croissance économique a nettement ralenti.

Tendance 2 : L’émergence rapide des marchés en développement

La Chine, l’Inde et le Brésil voient leur classement mondial du PIB augmenter, avec notamment une croissance de 6,9 % pour l’Inde et 5,5 % pour la Chine, dépassant largement le Japon, l’Allemagne et d’autres pays développés. Cela indique que la dynamique de croissance mondiale se déplace des pays développés vers les marchés émergents.

Tendance 3 : La variation du classement du PIB mondial est driven par plusieurs facteurs

Le classement du PIB mondial ne fluctue pas au hasard, il repose sur une logique profonde :

  • Ressources naturelles : La Russie, l’Arabie Saoudite et d’autres grands pays riches en ressources soutiennent leur économie par leur abondance
  • Innovation technologique : Les pays développés comme les États-Unis et le Royaume-Uni tirent leur avantage concurrentiel de leur avance technologique
  • Systèmes et politiques : La stabilité politique, l’investissement dans l’éducation et les infrastructures influencent profondément le classement du PIB mondial

Tendance 4 : Le PIB par habitant reflète mieux le niveau de vie que le total du PIB

Vous remarquerez que la Chine, classée 2e en PIB total, a un PIB par habitant bien inférieur à celui des pays développés en tête du classement. Cela rappelle aux investisseurs qu’il ne faut pas se limiter au total, mais aussi prêter attention au niveau de vie moyen.

Le lien entre classement du PIB mondial et performance boursière : une vérité souvent ignorée

Théoriquement, la croissance économique devrait entraîner la hausse des marchés boursiers. Mais la réalité est beaucoup plus complexe.

Selon des études historiques, la corrélation entre l’indice S&P 500 et la croissance réelle du PIB américain n’est que de 0,26 à 0,31 — bien en deçà des attentes intuitives. Mieux encore, dans certaines années, la bourse évolue à l’opposé du PIB :

  • 2009 : le PIB américain a reculé de 0,2 %, mais le S&P 500 a augmenté de 26,5 %
  • Sur la période 1930-2010, lors de 10 récessions, 5 ont été suivies par des rendements boursiers positifs

Pourquoi cette divergence ? Deux raisons principales :

Raison 1 : La bourse est un indicateur avancé de l’économie, pas un indicateur synchronisé

Les investisseurs anticipent la croissance future. Lors de la récession de 2009, les investisseurs avisés ont déjà prévu une reprise, achetant en avance. À l’inverse, dans certaines années de bonne performance économique, si les investisseurs anticipent une récession à venir, le marché peut chuter.

Raison 2 : La bourse est aussi fortement influencée par d’autres facteurs

L’humeur du marché, la situation politique mondiale, la politique monétaire des banques centrales, les fluctuations des taux de change peuvent modifier la trajectoire du marché, parfois plus que le PIB lui-même.

Le lien entre classement du PIB mondial et taux de change : une relation cachée

Si vous faites du trading de devises, les données du classement du PIB mondial peuvent vous aider à comprendre la tendance des taux de change.

Croissance du PIB élevée → économie forte → la banque centrale tend à augmenter ses taux → la monnaie nationale s’apprécie

C’est logique : quand la croissance du PIB d’un pays est forte, le revenu des ménages augmente, la consommation s’intensifie, la pression inflationniste monte, la banque centrale augmente ses taux pour maîtriser l’inflation. Des taux plus élevés attirent les investissements étrangers, faisant monter la monnaie nationale.

Croissance du PIB faible → économie faible → la banque centrale tend à baisser ses taux → la monnaie nationale se déprécie

Inversement, en période de faiblesse économique, la banque centrale baisse ses taux pour stimuler la croissance, mais cela réduit l’attractivité de la monnaie, entraînant une dépréciation.

Exemple historique : la guerre des monnaies entre les États-Unis et l’Europe

Entre 1995 et 1999, la croissance annuelle du PIB américain était de 4,1 %, tandis que celle des principaux pays européens oscillait entre 1,2 % et 2,2 %. Pendant cette période, l’euro s’est déprécié face au dollar, perdant près de 30 % en moins de deux ans. Cela illustre comment la différence de classement du PIB mondial influence le taux de change.

De plus, les pays avec un classement élevé du PIB ont souvent des niveaux d’importation et d’exportation importants, ce qui influence aussi le taux de change. Une croissance rapide de l’économie implique souvent une augmentation des importations, pouvant générer un déficit commercial et faire baisser la monnaie. Si la croissance repose sur l’exportation, cela peut compenser la dépréciation.

Inversement, le taux de change influence aussi l’économie : une monnaie qui s’apprécie rend les produits du pays plus compétitifs à l’international, ce qui peut freiner les exportations ; une monnaie dépréciée favorise l’export. La hausse du taux de change peut aussi réduire l’attractivité des investissements étrangers, mais une appréciation modérée peut attirer des capitaux. Des fluctuations excessives augmentent le risque et peuvent faire fuir les investisseurs.

Comment les investisseurs peuvent-ils utiliser le classement du PIB mondial pour acheter au plus bas et vendre au sommet ?

Étape 1 : Suivre le cycle du PIB, anticiper la tendance macroéconomique

Le classement et la croissance du PIB sont les outils les plus directs pour juger du cycle économique. Quand le PIB croît continuellement, l’économie est en expansion ; quand il baisse, elle entre en récession. Il faut aligner ses investissements avec ces cycles.

Étape 2 : Combiner avec d’autres indicateurs macroéconomiques pour affiner la décision

Le PIB n’est qu’un indicateur. Pour prendre des décisions précises, il faut aussi considérer :

  • CPI : indicateur de l’inflation, une hausse rapide peut pousser la banque centrale à augmenter ses taux, ce qui peut peser sur le marché boursier
  • PMI : indice des achats des entreprises, >50 indique une économie en expansion, <50 une contraction
  • Taux de chômage : un marché du travail faible indique une économie saine
  • Taux d’intérêt et politique monétaire : la posture de la banque centrale influence directement la liquidité

Par exemple : une inflation modérée, un PMI supérieur à 50, un taux de chômage normal indiquent une phase de reprise économique, favorable aux actions et à l’immobilier. Si ces indicateurs se détériorent, il faut envisager des actifs refuges comme les obligations ou l’or.

Étape 3 : Identifier les secteurs en tête selon le classement du PIB mondial

Les performances sectorielles varient selon le cycle économique. En phase de reprise, la fabrication et l’immobilier dominent ; en période de prospérité, la finance et la consommation prennent le relais. En observant ces relations, l’investisseur peut cibler les secteurs porteurs.

Perspectives pour le classement du PIB mondial en 2024 : ralentissement global, quelles opportunités ?

Selon les dernières prévisions du FMI, l’économie mondiale en 2024 fait face à de nouveaux défis.

Le FMI a revu à la baisse la croissance mondiale prévue pour 2024 à 2,9 %, bien en dessous de la moyenne historique de 3,8 % entre 2000 et 2019. Parmi les points clés :

  • États-Unis : croissance prévue de 1,5 %, contre 2,1 % en 2023, en raison de la poursuite de la hausse des taux par la Fed qui freine la consommation et l’investissement
  • Chine : croissance estimée à 4,6 %, toujours supérieure à celle des États-Unis, de la zone euro (+1,2 %) et du Japon (+1,0 %)
  • Zone euro : croissance la plus faible, à 1,2 %, confrontée à une crise énergétique et à des taux d’intérêt élevés

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) souligne que le ralentissement américain est un facteur clé du ralentissement mondial. La politique monétaire agressive de la Fed a augmenté le coût du crédit pour les ménages et les entreprises, freinant la croissance.

Mais, dans la crise, naissent aussi des opportunités. Avec le développement de la 5G, de l’intelligence artificielle, de la blockchain et d’autres technologies innovantes, ainsi que l’ajustement du contexte géopolitique mondial, de nouvelles opportunités d’investissement émergent. Les investisseurs doivent cibler les secteurs technologiques et les marchés émergents à forte croissance dans ce contexte de ralentissement global.

Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
  • Récompense
  • Commentaire
  • Reposter
  • Partager
Commentaire
0/400
Aucun commentaire
  • Épingler

Trader les cryptos partout et à tout moment
qrCode
Scan pour télécharger Gate app
Communauté
Français (Afrique)
  • 简体中文
  • English
  • Tiếng Việt
  • 繁體中文
  • Español
  • Русский
  • Français (Afrique)
  • Português (Portugal)
  • Bahasa Indonesia
  • 日本語
  • بالعربية
  • Українська
  • Português (Brasil)