Ces dernières semaines, la configuration géopolitique mondiale a de nouveau été bouleversée. Le contrôle à l'exportation d'articles à double usage militaire et civil par une grande puissance orientale vers un pays insulaire a instantanément déclenché une réaction sur le marché. Les autorités de l'île ont été en ébullition, et la population est encore plus inquiète.



Commençons par la réaction à court terme. Le marché est très sensible aux nouvelles : dès l'annonce, la bourse de l'île a chuté — l'indice Nikkei 225 a reculé de plus de 400 points lors de la séance suivante, soit une baisse d'environ 0,7 %. Cela peut sembler peu, mais les attentes psychologiques derrière ne doivent pas être sous-estimées.

Alors, où se situe précisément le problème ? La liste de contrôle couvre plus de 800 articles et technologies, ce n’est pas seulement une question de terres rares. Composants électroniques, capteurs, équipements de précision, matériaux précurseurs chimiques… tout y est. Pire encore, la technologie des batteries a également été incluse dans le contrôle — des précurseurs de cathodes lithium-ion, aux matériaux d’anode, jusqu’aux équipements de production, toute la chaîne industrielle est concernée. Cela menace directement l’industrie des véhicules électriques et des énergies propres de l'île.

À quel point l'industrie manufacturière de l'île dépend-elle de ces importations ? Les données parlent d’elles-mêmes : la dépendance aux importations de terres rares dépasse 60 %. Et la chaîne industrielle affectée couvre environ 40 % de la chaîne d’approvisionnement nationale. Automobile, chimie, semi-conducteurs, instruments de précision, robotique — ce sont tous des piliers de l’économie insulaire, aucun n’est épargné.

Les économistes ont fait leurs calculs. Si l’embargo sur les terres rares dure trois mois, la perte estimée est d’environ 660 milliards de yens, ce qui représente une réduction du PIB annuel d’environ 0,11 %. Cela ne paraît pas si terrible ? Regardons plus loin — si cela dure un an, la perte s’élève à environ 2,6 trillions de yens, avec une contraction du PIB de 0,43 %. Si l’importation de minéraux clés est totalement coupée, entraînant une suspension de la production nationale, le PIB pourrait chuter de -3,2 %, soit une perte économique de 18 trillions de yens. Ce n’est plus une "petite grippe".

Ce qui est encore plus dur à accepter, ce sont les détails de l’application. La portée et la profondeur du contrôle, même en passant par des pays tiers pour contourner, sont bloquées — toute personne ou organisation tentant de transférer des articles d’origine vers l’île sera poursuivie. Cela signifie que même les entreprises insulaires ayant des usines à l’étranger, utilisant des matières premières ou équipements locaux dans leur production, devront obtenir une approbation stricte pour leur revente.

Le modèle de "fournisseur intermédiaire" est en train de se briser. Beaucoup d’entreprises insulaires utilisent des matières premières locales pour un pré-traitement, puis les renvoient pour un traitement final. Avec la stricte régulation des matériaux chimiques et composants électroniques, chaque étape de cette chaîne industrielle peut se retrouver bloquée. Les entreprises doivent également mettre en place un système ultra-complexe de "vérification de conformité à l’exportation" pour prouver que leurs produits ne sont pas destinés à un usage militaire — un processus souvent long et épuisant.

Pour les entreprises insulaires investissant localement, c’est une impasse : en cas de violation, elles risquent des amendes ou d’être inscrites sur une liste noire ; si elles n’exportent pas, leur production locale s’arrête. Entre ces deux options, les coûts explosent. Les stocks de l’industrie de défense ne durent généralement que 2 à 3 mois, et si la restriction à long terme est appliquée, la recherche urgente de sources alternatives deviendra un cauchemar.

Certains économistes locaux estiment que ce n’est pas seulement une question économique, mais aussi un lourd prix à payer pour l’indépendance militaire de l’île face à la prospérité économique. Si les moyens diplomatiques ne parviennent pas à désamorcer rapidement la crise, des industries clés comme l’automobile, la chimie ou les instruments de précision pourraient connaître un déclin permanent. Le message implicite est clair : cela pourrait marquer un tournant décisif.

Les acteurs du marché se posent désormais la même question : une restructuration majeure de la chaîne d’approvisionnement est sur le point de commencer, et celui qui pourra s’adapter le plus rapidement au nouvel ordre sera le gagnant.
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GhostChainLoyalistvip
· Il y a 9h
Plus de 800 listes de sanctions, la chaîne d'approvisionnement s'effondre directement. La restructuration de la chaîne industrielle est effectivement une tendance incontournable.
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WenMoonvip
· 01-08 06:25
Reconstruction de la chaîne d'approvisionnement, c'est vraiment la véritable opportunité... Celui qui pourra d'abord mettre en place une chaîne de remplacement sera celui qui mangera la viande
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StakeTillRetirevip
· 01-07 20:53
Plus de 800 réglementations, ce n'est vraiment pas une petite action... La réorganisation de la chaîne industrielle ne fait que commencer, voyons qui pourra survivre.
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RegenRestorervip
· 01-07 20:53
La restructuration de la chaîne d'approvisionnement aurait dû arriver depuis longtemps. Je n'ai jamais été d'accord avec ce modèle de dépendance excessive à une seule source, et maintenant on se retrouve bloqué, n'est-ce pas ?
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MEVVictimAlliancevip
· 01-07 20:47
Honnêtement, une fois que la chaîne d'approvisionnement est rompue, il est très difficile de la recoller. Cette vague au Japon pourrait vraiment nécessiter une nouvelle redistribution.
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LightningAllInHerovip
· 01-07 20:36
Putain, cette fois il faut vraiment restructurer la chaîne d'approvisionnement, les usines en Asie du Sud-Est doivent décoller.
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