150 points de base contre 25 points de base, la proposition radicale du gouverneur de la Fed, M. Milan, peut-elle faire basculer les attentes de baisse des taux
Le membre du Conseil de la Réserve fédérale, Milan, a récemment lancé un signal fort en faveur d’une baisse des taux, espérant une réduction de 150 points de base cette année pour stimuler le marché du travail. Cette proposition radicale contraste nettement avec les attentes majoritaires du marché et reflète également une profonde division au sein de la Fed sur l’orientation de la politique monétaire. Milan a indiqué que le taux d’inflation de base pourrait se maintenir autour de 2,3 %, avec environ 1 million d’Américains actuellement au chômage, mais leur emploi ne provoquerait pas d’inflation inutile, ce qui fournit une base théorique pour une nouvelle baisse des taux.
La véritable image de la division interne à la Fed
La position de Milan n’est pas isolée, mais incarne la confrontation entre les membres dovish et hawkish de la Fed. Selon les dernières nouvelles, lors de la réunion de décembre, le vote a été de 9 contre 3 en faveur d’une baisse de 25 points de base, la plus grande opposition depuis 2019. Parmi les trois membres opposés, Milan a même demandé une baisse de 50 points de base, tandis que les deux autres ont préféré maintenir les taux inchangés.
Ce clivage dans le vote reflète des différences fondamentales dans l’évaluation de la situation économique. Milan estime que le taux directeur actuel (3,5 %-3,75 %) est nettement supérieur au taux neutre (estimé par les décideurs à 3 %), et que cette politique « restrictive » freine la croissance économique. En revanche, des hawks comme le président de la Fed de Richmond, Barkin, soutiennent que les taux sont déjà dans une zone neutre et qu’il faut avancer prudemment.
Le degré d’audace d’une baisse de 150 points de base
Pour comprendre le caractère radical de la proposition de Milan, il faut la comparer aux attentes du marché. Selon les dernières données, le CME indique une probabilité de 85,1 % que les taux restent inchangés en janvier, alors que la projection de la Fed en décembre dernier n’envisageait qu’une baisse de 25 points de base pour toute l’année. Cela signifie que l’objectif de Milan de réduire les taux de 150 points de base représente une divergence six fois supérieure au consensus du marché.
Plusieurs éléments clés se cachent derrière cet écart considérable :
Milan, depuis sa nomination en septembre dernier, est l’un des plus ardents défenseurs d’une baisse des taux
Son mandat se termine ce mois-ci, ce qui pourrait faire de ses recommandations une dernière impulsion
Sa position personnelle ne reflète pas nécessairement l’avis collectif de la Fed, et ses propositions ont peu de chances d’être adoptées
Les membres de la Fed ont clairement indiqué dans les minutes que, même ceux favorables à une baisse, considèrent cela comme un « équilibre délicat »
Le marché du travail comme point d’appui pour une baisse
Les 1 million de chômeurs évoqués par Milan constituent une raison majeure pour justifier une baisse significative des taux. Il souligne que si ces personnes retrouvent un emploi, cela n’entraînera pas d’inflation inutile, car l’inflation de base est déjà proche de l’objectif de 2 % de la Fed. Cette logique s’inscrit dans le double mandat de la Fed — contrôler l’inflation tout en maintenant un plein emploi.
En revanche, les hawks se concentrent davantage sur la rigidité de l’inflation et la résilience de l’économie. Ils estiment que l’économie américaine pourrait faire preuve d’une capacité de résistance supérieure aux prévisions pour 2025, rendant une baisse des taux moins urgente que ne le suggèrent les dovish.
La perception du marché face à cette division interne
Cette division ouverte au sein de la Fed a un impact complexe sur le marché. D’un côté, la position radicale de Milan offre un soutien psychologique aux investisseurs optimistes, renforçant l’attente d’une politique accommodante à venir. D’un autre côté, la probabilité de 85,1 % que les taux restent inchangés en janvier indique que le marché n’anticipe pas un changement de politique à court terme.
L’observation clé sera les prochains indicateurs économiques. Milan lui-même a mentionné que les données continueront probablement à indiquer qu’une baisse des taux est appropriée, ce qui signifie que l’évolution de l’inflation et de l’emploi sera déterminante. Si les données soutiennent une baisse, la Fed pourrait s’orienter progressivement vers une posture dovish ; si elles restent résilientes, la prudence hawkish pourrait l’emporter.
En résumé
La proposition de Milan d’une baisse annuelle de 150 points de base représente une voix radicale au sein de la Fed, mais cette prévision diverge fortement du consensus du marché. La division profonde au sein de la Fed reflète de véritables divergences dans l’évaluation des perspectives économiques, et indique que la direction future de la politique monétaire reste incertaine. Tant sur le marché des cryptomonnaies que sur celui des actifs traditionnels, il sera crucial de suivre de près la publication des prochains indicateurs économiques et les déclarations des responsables de la Fed. La tendance à un changement de politique commence à se dessiner, mais le rythme et l’ampleur précis restent à confirmer avec le temps.
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
150 points de base contre 25 points de base, la proposition radicale du gouverneur de la Fed, M. Milan, peut-elle faire basculer les attentes de baisse des taux
Le membre du Conseil de la Réserve fédérale, Milan, a récemment lancé un signal fort en faveur d’une baisse des taux, espérant une réduction de 150 points de base cette année pour stimuler le marché du travail. Cette proposition radicale contraste nettement avec les attentes majoritaires du marché et reflète également une profonde division au sein de la Fed sur l’orientation de la politique monétaire. Milan a indiqué que le taux d’inflation de base pourrait se maintenir autour de 2,3 %, avec environ 1 million d’Américains actuellement au chômage, mais leur emploi ne provoquerait pas d’inflation inutile, ce qui fournit une base théorique pour une nouvelle baisse des taux.
La véritable image de la division interne à la Fed
La position de Milan n’est pas isolée, mais incarne la confrontation entre les membres dovish et hawkish de la Fed. Selon les dernières nouvelles, lors de la réunion de décembre, le vote a été de 9 contre 3 en faveur d’une baisse de 25 points de base, la plus grande opposition depuis 2019. Parmi les trois membres opposés, Milan a même demandé une baisse de 50 points de base, tandis que les deux autres ont préféré maintenir les taux inchangés.
Ce clivage dans le vote reflète des différences fondamentales dans l’évaluation de la situation économique. Milan estime que le taux directeur actuel (3,5 %-3,75 %) est nettement supérieur au taux neutre (estimé par les décideurs à 3 %), et que cette politique « restrictive » freine la croissance économique. En revanche, des hawks comme le président de la Fed de Richmond, Barkin, soutiennent que les taux sont déjà dans une zone neutre et qu’il faut avancer prudemment.
Le degré d’audace d’une baisse de 150 points de base
Pour comprendre le caractère radical de la proposition de Milan, il faut la comparer aux attentes du marché. Selon les dernières données, le CME indique une probabilité de 85,1 % que les taux restent inchangés en janvier, alors que la projection de la Fed en décembre dernier n’envisageait qu’une baisse de 25 points de base pour toute l’année. Cela signifie que l’objectif de Milan de réduire les taux de 150 points de base représente une divergence six fois supérieure au consensus du marché.
Plusieurs éléments clés se cachent derrière cet écart considérable :
Le marché du travail comme point d’appui pour une baisse
Les 1 million de chômeurs évoqués par Milan constituent une raison majeure pour justifier une baisse significative des taux. Il souligne que si ces personnes retrouvent un emploi, cela n’entraînera pas d’inflation inutile, car l’inflation de base est déjà proche de l’objectif de 2 % de la Fed. Cette logique s’inscrit dans le double mandat de la Fed — contrôler l’inflation tout en maintenant un plein emploi.
En revanche, les hawks se concentrent davantage sur la rigidité de l’inflation et la résilience de l’économie. Ils estiment que l’économie américaine pourrait faire preuve d’une capacité de résistance supérieure aux prévisions pour 2025, rendant une baisse des taux moins urgente que ne le suggèrent les dovish.
La perception du marché face à cette division interne
Cette division ouverte au sein de la Fed a un impact complexe sur le marché. D’un côté, la position radicale de Milan offre un soutien psychologique aux investisseurs optimistes, renforçant l’attente d’une politique accommodante à venir. D’un autre côté, la probabilité de 85,1 % que les taux restent inchangés en janvier indique que le marché n’anticipe pas un changement de politique à court terme.
L’observation clé sera les prochains indicateurs économiques. Milan lui-même a mentionné que les données continueront probablement à indiquer qu’une baisse des taux est appropriée, ce qui signifie que l’évolution de l’inflation et de l’emploi sera déterminante. Si les données soutiennent une baisse, la Fed pourrait s’orienter progressivement vers une posture dovish ; si elles restent résilientes, la prudence hawkish pourrait l’emporter.
En résumé
La proposition de Milan d’une baisse annuelle de 150 points de base représente une voix radicale au sein de la Fed, mais cette prévision diverge fortement du consensus du marché. La division profonde au sein de la Fed reflète de véritables divergences dans l’évaluation des perspectives économiques, et indique que la direction future de la politique monétaire reste incertaine. Tant sur le marché des cryptomonnaies que sur celui des actifs traditionnels, il sera crucial de suivre de près la publication des prochains indicateurs économiques et les déclarations des responsables de la Fed. La tendance à un changement de politique commence à se dessiner, mais le rythme et l’ampleur précis restent à confirmer avec le temps.