Source : CoinEdition
Titre Original : 68 économistes avertissent que l’UE perdra le contrôle de l’argent sans euro numérique
Lien Original :
Un groupe de 68 économistes de premier plan, comprenant des figures bien connues telles que Thomas Piketty, a publié une lettre ouverte aux membres du Parlement européen appelant à un soutien total à la création d’un euro numérique, une monnaie numérique qui serait émise par la Banque centrale européenne (BCE).
L’Impératif Stratégique
Les économistes soutiennent que si l’euro numérique n’est pas adopté, l’Europe perdra le contrôle de son propre système monétaire et deviendra plus dépendante des systèmes de paiement d’autres pays, notamment les États-Unis.
Envoyée avant des discussions et votes parlementaires importants plus tard cette année, la lettre présente l’euro numérique comme un besoin stratégique vital, et non simplement une mise à niveau optionnelle. Elle avertit que sans une monnaie numérique publique, le système de paiement européen pourrait être pris en main par des entreprises privées américaines telles que Visa, Mastercard et PayPal, et potentiellement par des stablecoins en dollars américains.
Cela laisserait l’Europe exposée à des pressions politiques étrangères, à des agendas commerciaux et à des risques financiers qu’elle ne pourrait pas contrôler.
La Conception de l’Euro Numérique
Selon les plans actuels de la BCE, l’euro numérique serait une monnaie numérique publique, fonctionnant parallèlement à l’argent liquide physique, sans le remplacer. Pour maintenir la stabilité du système bancaire et empêcher les gens de retirer tout leur argent des banques, le plan inclut une limite de détention personnelle, probablement autour de 3 000 € par personne.
La Bataille pour l’Avenir Numérique de l’Europe
Les partisans de l’euro numérique affirment que l’Europe ne dispose actuellement d’aucun réseau de paiement numérique indépendant couvrant tous les pays de l’UE. Par exemple, au moins 13 pays de la zone euro ne disposent pas de leurs propres systèmes de paiement numériques locaux, obligeant leurs citoyens et entreprises à dépendre de cartes de paiement étrangères et de services en ligne.
Un euro numérique offrirait une alternative publique aux systèmes de paiement privés, ce qui pourrait entraîner des paiements plus économiques, plus rapides et plus stables, moins influencés par des décisions prises en dehors de l’Europe.
Fin décembre dernier, le Conseil européen a approuvé un plan visant à donner à l’euro numérique et à l’argent liquide physique le même statut juridique que les méthodes de paiement officielles, montrant un soutien institutionnel à la création d’une monnaie numérique.
Opposition et Calendrier
Cependant, il existe encore une forte opposition, notamment de la part de grandes banques européennes telles que Deutsche Bank, BNP Paribas et ING. Elles soutiennent que le projet est trop complexe, trop coûteux, et pourrait nuire aux entreprises privées qui tentent de créer de nouvelles solutions de paiement.
Un vote décisif au Parlement européen est attendu plus tard en 2026, et le résultat devrait façonner l’infrastructure des paiements numériques en Europe pour les années à venir.
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68 économistes avertissent que l'UE perdra le contrôle de l'argent sans euro numérique
Source : CoinEdition Titre Original : 68 économistes avertissent que l’UE perdra le contrôle de l’argent sans euro numérique Lien Original : Un groupe de 68 économistes de premier plan, comprenant des figures bien connues telles que Thomas Piketty, a publié une lettre ouverte aux membres du Parlement européen appelant à un soutien total à la création d’un euro numérique, une monnaie numérique qui serait émise par la Banque centrale européenne (BCE).
L’Impératif Stratégique
Les économistes soutiennent que si l’euro numérique n’est pas adopté, l’Europe perdra le contrôle de son propre système monétaire et deviendra plus dépendante des systèmes de paiement d’autres pays, notamment les États-Unis.
Envoyée avant des discussions et votes parlementaires importants plus tard cette année, la lettre présente l’euro numérique comme un besoin stratégique vital, et non simplement une mise à niveau optionnelle. Elle avertit que sans une monnaie numérique publique, le système de paiement européen pourrait être pris en main par des entreprises privées américaines telles que Visa, Mastercard et PayPal, et potentiellement par des stablecoins en dollars américains.
Cela laisserait l’Europe exposée à des pressions politiques étrangères, à des agendas commerciaux et à des risques financiers qu’elle ne pourrait pas contrôler.
La Conception de l’Euro Numérique
Selon les plans actuels de la BCE, l’euro numérique serait une monnaie numérique publique, fonctionnant parallèlement à l’argent liquide physique, sans le remplacer. Pour maintenir la stabilité du système bancaire et empêcher les gens de retirer tout leur argent des banques, le plan inclut une limite de détention personnelle, probablement autour de 3 000 € par personne.
La Bataille pour l’Avenir Numérique de l’Europe
Les partisans de l’euro numérique affirment que l’Europe ne dispose actuellement d’aucun réseau de paiement numérique indépendant couvrant tous les pays de l’UE. Par exemple, au moins 13 pays de la zone euro ne disposent pas de leurs propres systèmes de paiement numériques locaux, obligeant leurs citoyens et entreprises à dépendre de cartes de paiement étrangères et de services en ligne.
Un euro numérique offrirait une alternative publique aux systèmes de paiement privés, ce qui pourrait entraîner des paiements plus économiques, plus rapides et plus stables, moins influencés par des décisions prises en dehors de l’Europe.
Fin décembre dernier, le Conseil européen a approuvé un plan visant à donner à l’euro numérique et à l’argent liquide physique le même statut juridique que les méthodes de paiement officielles, montrant un soutien institutionnel à la création d’une monnaie numérique.
Opposition et Calendrier
Cependant, il existe encore une forte opposition, notamment de la part de grandes banques européennes telles que Deutsche Bank, BNP Paribas et ING. Elles soutiennent que le projet est trop complexe, trop coûteux, et pourrait nuire aux entreprises privées qui tentent de créer de nouvelles solutions de paiement.
Un vote décisif au Parlement européen est attendu plus tard en 2026, et le résultat devrait façonner l’infrastructure des paiements numériques en Europe pour les années à venir.