La poussée des stablecoins en Dirham des Émirats arabes unis s'accélère : l'approbation de la CBUAE par RAKBank ouvre un nouveau chapitre

Les ambitions en matière d’actifs numériques des Émirats Arabes Unis ont franchi une étape concrète supplémentaire lorsque la Banque centrale des Émirats Arabes Unis a accordé à RAKBank une approbation de principe pour l’émission d’un jeton de paiement adossé au dirham. Annoncé début janvier, ce feu vert réglementaire témoigne de l’engagement de la région à se positionner comme un hub de premier plan pour l’infrastructure financière basée sur la blockchain au Moyen-Orient.

L’Approbation : Ce que RAKBank vient de remporter

RAKBank, déjà sous supervision de la CBUAE, a franchi une étape majeure dans sa feuille de route en matière d’actifs numériques. L’approbation, sous réserve de satisfaire aux exigences opérationnelles et réglementaires finales, ouvre la voie à un stablecoin adossé au dirham 1:1. Ce qui distingue cette initiative des projets purement cryptographiques, c’est l’architecture : le jeton sera ancré aux réserves de dirhams détenues dans des comptes séparés et réglementés, avec des contrats intelligents soumis à audit et à des mécanismes de vérification continue des réserves.

Raheel Ahmed, le PDG du groupe, a qualifié cette approbation de moment décisif dans l’évolution de l’institution vers une innovation régulée. Cette démarche s’appuie sur la stratégie de RAKBank pour 2025, qui prévoit de permettre le trading de cryptomonnaies pour les particuliers via des partenaires supervisés, suggérant une montée en puissance mesurée dans la finance tokenisée.

Pourquoi le Cadre Réglementaire des Émirats est Important

La Banque centrale des Émirats Arabes Unis n’a pas agi isolément. Elle opère dans un écosystème plus large conçu par plusieurs agences — Abu Dhabi Global Market, l’Autorité de régulation des actifs virtuels de Dubaï, et d’autres — qui ont collectivement élaboré des règles pour les stablecoins, les fournisseurs de services d’actifs virtuels et les instruments financiers tokenisés. Cette approche coordonnée distingue la politique des Émirats des juridictions à la supervision fragmentée.

Les jetons référencés au dirham s’inscrivent dans une stratégie délibérée : moderniser les rails de paiement domestiques, dynamiser les initiatives d’économie numérique, et faciliter les transferts transfrontaliers dans un marché où les envois d’argent restent économiquement importants.

Le Paysage Concurrentiel : Qui d’Autres Construisent

RAKBank ne pionnier pas seul dans ce domaine. Le géant des télécommunications e& (Etisalat) teste un stablecoin dirham réglementé sous la marque AE Coin, axé sur les workflows de paiement de factures. Par ailleurs, des acteurs internationaux — Circle avec USDC et Ripple avec son propre jeton adossé au dollar — ont obtenu des approbations à Abu Dhabi. Leur angle : clients institutionnels et pénétration du marché régional.

Cet environnement multi-joueurs suggère que les Émirats cherchent délibérément à diversifier leur écosystème de stablecoins plutôt qu’à désigner un seul gagnant, du moins à court terme.

La Stratégie d’Infrastructure Web3

Ras Al Khaimah, où RAKBank a son siège, s’est imposée comme une zone dédiée au développement de la blockchain. L’émirat a lancé RAK DAO, mis en place un cadre juridique DARe conférant un statut officiel aux organisations autonomes décentralisées, et financé un accélérateur $2 Million “Builder’s Oasis” ciblant les startups en IA, jeux vidéo et blockchain. Ces initiatives parallèles témoignent d’un pari régional sur la tokenisation allant au-delà du secteur bancaire.

Les Questions Sans Réponse

Malgré ces avancées, des ambiguïtés cruciales restent sans réponse. La couche blockchain sous-jacente — Ethereum, une chaîne propriétaire, ou autre — n’a pas été déclarée. Les voies d’interopérabilité avec l’infrastructure mondiale des stablecoins n’ont pas été cartographiées. L’interaction entre la réglementation fédérale et les règles des zones franches lorsque les règlements se déplacent en on-chain reste floue.

Du côté commercial, le volume et l’adoption ne sont pas garantis. Les stablecoins dirham devront s’intégrer à des applications incontournables, offrir des incitations tarifaires, et présenter des cas d’usage clairs pour faire migrer les trésoreries d’entreprises, les corridors de remises et les paiements des consommateurs hors des rails traditionnels.

La Vision d’Ensemble

L’approbation de principe de RAKBank par la Banque centrale des Émirats Arabes Unis représente plus qu’une étape technique pour une banque. C’est la preuve qu’une juridiction construit activement la plomberie d’un système financier tokenisé, avec des garde-fous réglementaires clairs et plusieurs acteurs qui avancent en parallèle. Reste à voir si le marché adoptera réellement ces outils à grande échelle, ce qui constitue la prochaine étape.

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