Bons du Trésor américain : pourquoi le capital nordique abandonne massivement ses positions ?

Une vague de ventes massives d’obligations du Trésor américain par les fonds de pension nordiques a secoué les marchés financiers mondiaux. Le Danemark, la Suède et les Pays-Bas—traditionnellement considérés comme des refuges de capitaux conservateurs—ont décidé presque simultanément de liquider la majorité de leurs avoirs en dette américaine. Cette sortie coordonnée n’est pas un mouvement isolé, mais un signal d’alarme sur la soutenabilité fiscale des États-Unis et l’avenir du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale.

Les fonds de pension nordiques mènent la vente d’obligations du Trésor américain

Le capital suédois a mené ce retrait, vendant plus de 80 milliards de couronnes suédoises (environ 7,700 à 8,800 millions de dollars) en obligations du Trésor américain, liquidant 90 % de ses positions accumulées. Les fonds de pension universitaires danois ont suivi l’exemple, se déchargeant complètement de leurs avoirs en dette américaine. Même les Pays-Bas, historiquement un investisseur stable en actifs américains, ont réduit drastiquement leurs positions de dizaines de milliards de dollars en obligations du Trésor, redirigeant ces ressources vers des obligations du gouvernement allemand comme couverture alternative.

Pourquoi cette décision est-elle si significative ? Les fonds de pension sont le « canari dans la mine » du système financier mondial. À la différence des traders à court terme ou des spéculateurs, ces fonds gèrent le futur retrait de millions de personnes. Leur aversion au risque est extrêmement sophistiquée, basée sur des analyses exhaustives de solvabilité à long terme. Lorsque ces gardiens conservateurs du capital commencent à vendre, ils communiquent une évaluation : les obligations du Trésor américain ne constituent plus un refuge sûr.

La dette américaine : un cercle vicieux qui érode la confiance

Les chiffres derrière ce retrait sont effrayants. Les États-Unis font face à une dette nationale de 38,4 billions de dollars, avec un ratio dette/PIB supérieur à 126 %. Pour l’année fiscale 2025, les paiements d’intérêts atteindront 1,2 billion de dollars—un chiffre qui dépasse complètement le budget de défense. Cela signifie que près de 19 cents de chaque dollar collecté en impôts vont directement au service de la dette existante.

Cette situation a créé un piège de la dette classique : les États-Unis sont contraints d’émettre de la nouvelle dette pour servir la dette précédente. Chaque cycle fiscal aggrave le problème, comprimant l’espace fiscal pour des investissements productifs. Les fonds de pension nordiques, après des décennies à considérer les obligations du Trésor comme une ancre sûre de leurs portefeuilles, en sont arrivés à la conclusion qu’ils déclarent sans détour : la situation fiscale américaine est irrémédiable sous la politique actuelle.

Désdolarisation accélérée : l’or et les cryptomonnaies gagnent du terrain

La conséquence inévitable est la perte de confiance dans l’hégémonie du dollar. La part de la monnaie américaine dans les réserves mondiales de devises est tombée à 46 %, un niveau historiquement bas. Parallèlement, la demande d’or en tant qu’actif de refuge a propulsé sa part à 20 %. Ce changement structurel reflète une vérité inconfortable : le monde cherche des alternatives.

Les menaces géopolitiques de l’administration Trump—y compris des représailles contre des alliés qui désengagent leurs positions en obligations du Trésor—n’accélèrent que ce processus. Personne ne souhaite prendre le risque de sanctions financières. Le consensus mondial sur la désdolarisation est désormais irréversible.

Quelle sera la prochaine étape pour ce capital libéré ? Les obligations du Trésor américain ont évolué d’un actif à faible risque à un champ de mines à haut risque. Dans ce contexte, les cryptomonnaies peuvent-elles servir de nouvel actif de diversification pour le capital mondial en quête de stabilité ? Alors que l’or capte la demande d’un refuge traditionnel, le marché des actifs numériques pourrait émerger comme la nouvelle frontière d’allocation pour des fonds sophistiqués recherchant une exposition dé-corrélée à la politique monétaire américaine.

Prix en temps réel (10 février 2026) :

  • ENSO : 1,31 $ (-2,73 %)
  • NOM : 0,01 $ (-0,99 %)
  • ZKC : 0,09 $ (+5,08 %)

L’exode du capital nordique des obligations du Trésor marque le début d’une ère de diversification mondiale des actifs. La question n’est pas de savoir si le monde continuera à abandonner les obligations du Trésor américain, mais quels seront les actifs gagnants dans cette nouvelle répartition de la richesse mondiale.

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