Meta Platforms a entrepris une transformation ambitieuse en 2021, misant fortement sur le métavers comme prochaine frontière. L’entreprise a changé de nom, passant de Facebook à Meta Platforms, pour marquer son engagement envers cette technologie émergente. Cependant, cinq ans plus tard, la division métavers est devenue plus coûteuse qu’utile, soulevant des questions sur la pertinence de cette stratégie de pivot.
Reality Labs ajuste sa stratégie dans le métavers tout en réduisant ses coûts
Bien que Meta n’ait pas abandonné complètement le métavers, il est clair qu’elle revoit ses priorités. Selon des rapports de fin 2025, l’entreprise a annoncé une réduction de 10 % de ses effectifs dans sa division Reality Labs — l’unité responsable du développement du métavers. Plutôt que de quitter totalement ce secteur, Meta redirige ses économies vers le développement de lunettes de réalité augmentée (AR), ce qui suggère un recentrage plutôt qu’une retraite totale.
Ce mouvement indique que Meta devient plus disciplinée dans ses dépenses liées au métavers, mais il ne représente pas l’abandon total que nombreux investisseurs espéraient. L’entreprise continue d’équilibrer son engagement envers la technologie du métavers avec de nouvelles priorités comme l’intelligence artificielle, dans laquelle elle a considérablement augmenté ses investissements.
Reality Labs perd des milliards pendant que le cœur de métier prospère
La situation financière révèle le vrai coût des ambitions de Meta dans le métavers. En 2025, Reality Labs a enregistré des pertes de 19,2 milliards de dollars, en hausse de 8 % par rapport à 17,7 milliards de dollars l’année précédente. En revanche, le segment Famille d’applications de Meta — comprenant Facebook, WhatsApp, Instagram et Messenger — a généré 102,5 milliards de dollars de bénéfices sur la même période.
Cette disparité frappante met en évidence une inefficacité fondamentale : les plateformes sociales très rentables de Meta subsidient essentiellement les pertes de sa division métavers. L’entreprise pourrait améliorer significativement sa rentabilité en quittant soit le secteur du métavers, soit en réalisant des avancées significatives justifiant l’investissement continu. Jusqu’à ce que la direction s’engage dans une voie claire, les actionnaires devraient se demander si ces ressources ne pourraient pas être mieux déployées ailleurs.
La question fondamentale : Meta peut-elle gérer des investissements doubles ?
La véritable préoccupation pour les investisseurs n’est pas tant les licenciements eux-mêmes, mais l’engagement simultané de Meta dans le développement du métavers et dans une dépense agressive en intelligence artificielle. Bien que les investissements en IA puissent s’avérer transformateurs, investir des milliards dans ces deux domaines soulève des questions sur l’efficacité opérationnelle et la focalisation stratégique.
Les ajustements récents de Reality Labs pourraient atténuer marginalement les inquiétudes des investisseurs, mais ils ne répondent pas au problème central : la volonté de Meta de supporter des pertes continues dans un secteur technologique spéculatif, tout en cherchant encore des voies de monétisation. Ces réductions seules ne suffiront probablement pas à faire de Meta une action attrayante en 2026, à moins que l’entreprise ne réalise de véritables avancées ou n’annonce un calendrier pour atteindre la rentabilité dans ses opérations métavers.
Pour les investisseurs évaluant Meta Platforms aujourd’hui, l’incertitude autour du métavers demeure un obstacle majeur. D’autres opportunités plus convaincantes peuvent exister ailleurs, notamment parmi des entreprises ayant des trajectoires plus claires vers la rentabilité et moins de capitaux immobilisés dans des technologies non éprouvées.
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La restructuration du Metaverse de Meta Platforms stimulera-t-elle la croissance des actions en 2026 ?
Meta Platforms a entrepris une transformation ambitieuse en 2021, misant fortement sur le métavers comme prochaine frontière. L’entreprise a changé de nom, passant de Facebook à Meta Platforms, pour marquer son engagement envers cette technologie émergente. Cependant, cinq ans plus tard, la division métavers est devenue plus coûteuse qu’utile, soulevant des questions sur la pertinence de cette stratégie de pivot.
Reality Labs ajuste sa stratégie dans le métavers tout en réduisant ses coûts
Bien que Meta n’ait pas abandonné complètement le métavers, il est clair qu’elle revoit ses priorités. Selon des rapports de fin 2025, l’entreprise a annoncé une réduction de 10 % de ses effectifs dans sa division Reality Labs — l’unité responsable du développement du métavers. Plutôt que de quitter totalement ce secteur, Meta redirige ses économies vers le développement de lunettes de réalité augmentée (AR), ce qui suggère un recentrage plutôt qu’une retraite totale.
Ce mouvement indique que Meta devient plus disciplinée dans ses dépenses liées au métavers, mais il ne représente pas l’abandon total que nombreux investisseurs espéraient. L’entreprise continue d’équilibrer son engagement envers la technologie du métavers avec de nouvelles priorités comme l’intelligence artificielle, dans laquelle elle a considérablement augmenté ses investissements.
Reality Labs perd des milliards pendant que le cœur de métier prospère
La situation financière révèle le vrai coût des ambitions de Meta dans le métavers. En 2025, Reality Labs a enregistré des pertes de 19,2 milliards de dollars, en hausse de 8 % par rapport à 17,7 milliards de dollars l’année précédente. En revanche, le segment Famille d’applications de Meta — comprenant Facebook, WhatsApp, Instagram et Messenger — a généré 102,5 milliards de dollars de bénéfices sur la même période.
Cette disparité frappante met en évidence une inefficacité fondamentale : les plateformes sociales très rentables de Meta subsidient essentiellement les pertes de sa division métavers. L’entreprise pourrait améliorer significativement sa rentabilité en quittant soit le secteur du métavers, soit en réalisant des avancées significatives justifiant l’investissement continu. Jusqu’à ce que la direction s’engage dans une voie claire, les actionnaires devraient se demander si ces ressources ne pourraient pas être mieux déployées ailleurs.
La question fondamentale : Meta peut-elle gérer des investissements doubles ?
La véritable préoccupation pour les investisseurs n’est pas tant les licenciements eux-mêmes, mais l’engagement simultané de Meta dans le développement du métavers et dans une dépense agressive en intelligence artificielle. Bien que les investissements en IA puissent s’avérer transformateurs, investir des milliards dans ces deux domaines soulève des questions sur l’efficacité opérationnelle et la focalisation stratégique.
Les ajustements récents de Reality Labs pourraient atténuer marginalement les inquiétudes des investisseurs, mais ils ne répondent pas au problème central : la volonté de Meta de supporter des pertes continues dans un secteur technologique spéculatif, tout en cherchant encore des voies de monétisation. Ces réductions seules ne suffiront probablement pas à faire de Meta une action attrayante en 2026, à moins que l’entreprise ne réalise de véritables avancées ou n’annonce un calendrier pour atteindre la rentabilité dans ses opérations métavers.
Pour les investisseurs évaluant Meta Platforms aujourd’hui, l’incertitude autour du métavers demeure un obstacle majeur. D’autres opportunités plus convaincantes peuvent exister ailleurs, notamment parmi des entreprises ayant des trajectoires plus claires vers la rentabilité et moins de capitaux immobilisés dans des technologies non éprouvées.